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Bombarder des civils,
ce n’est pas la guerre, c’est un crime !

Combattre l’insoutenable

Libye. 2012.
© J-J. Bernard / Handicap International

Handicap International contre les bombardements de civils

Après 30 ans de combat contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM), qui ont abouti à leur interdiction au travers des Traités d’Ottawa (1997) et d’Oslo (2008), Handicap International s’engage aujourd’hui contre l’utilisation des armes explosives. Utilisées massivement en zones urbaines au cours des derniers conflits armés, ces armes tuent et blessent des milliers de civils en Syrie, au Yémen, en Palestine.

Fidèle à la colère et à la révolte qui ont forgé son combat aux côtés des victimes des conflits, Handicap International agit sur le terrain pour remettre debout ceux que la guerre a brisé et témoigne sur la scène politique et diplomatique pour que la communauté internationale agisse fermement contre l’utilisation des armes explosives à l’encontre des civils.

Vous aussi rejoignez le combat contre les bombardements de civils ! Votre signature est notre arme !

Signez la pétition !

NOTRE COMBAT SUR LE TERRAIN

Remettre debout ceux
que la guerre n’a pas épargné

Handicap International apporte une assistance humanitaire aux victimes des guerres et des armes explosives, à travers des actions de réadaptation physique, de soutien psychologique, de distribution d’urgence, de déminage et d’éducation aux risques pour prévenir les accidents.

Réadaptation physique

Pour les personnes mutilées pendant les conflits ou victimes des restes explosifs de guerre, l’appareillage et la rééducation sont les premières étapes vers l’autonomie.

Sayed est un jeune afghan de 6 ans. Victime d’un engin explosif improvisé, sa jambe blessée a dû être amputée. Suivi par Handicap International depuis 2014, Sayed a reçu une prothèse et peut désormais vivre debout. > Lire son histoire

© J. Tanveer / Handicap International

Éducation aux risques

Pour prévenir les accidents, Handicap International dispense des séances d’éducation aux risques des restes explosifs pour apprendre à la population à reconnaître le danger et à s’en protéger.

Dépollution des territoires

Pour réduire les risques liés aux vestiges de guerre, Handicap International identifie, cartographie et marque les zones dangereuses. L’ONG s’assure que les munitions (mines, restes explosifs et armes légères et de petit calibre obsolètes) soient détruites en respectant les normes internationales.

Handicap International a lancé début 2016 des activités de déminage dans les gouvernorats de Kirkouk et Diyala en Irak. Les enquêtes non techniques permettent de cartographier et marquer les zones contaminées par des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés, incluant d’anciennes contaminations (provenant des guerres passées) ainsi que des contaminations récentes (occupation des territoires par le groupe État islamique). Irak © E. Fourt / Handicap International

© E. Fourt / Handicap International

Le déminage, parce qu’il permet d’éviter les accidents et de nouvelles victimes, facilite le retour des personnes dans leur zone d’origine.

Simon Elmont, expert en déminage pour Handicap International, coordonne les actions de l’association pour protéger les civils des restes de guerre en Irak. Ces actions visent, à long terme, à dépolluer les zones anciennement contaminées (guerre passées) ou plus récemment touchées par les conflits (territoires occupés par le groupe État islamique). > Lire son interview

En savoir plus : Identifier les zones à risque pour déminer l’Irak

NOTRE COMBAT POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE

La communauté internationale
doit agir !

Handicap International se mobilise pour que les Etats et plus largement les acteurs armés, cessent de faire usage d’engins explosifs dans les zones peuplées.

Il est urgent de protéger les civils. Les parties prenantes à un conflit doivent être contraintes à respecter les règles du droit de la guerre, notamment le principe de distinction entre les civils et combattants.

Pour que les armes explosives cessent de détruire des vies, Handicap International appelle solennellement la France et TOUS les États :

  • à reconnaître l’ampleur de la menace que l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées fait peser sur les populations civiles,
  • à condamner publiquement toute utilisation,
  • à s’engager à oeuvrer pour mettre fin à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, et notamment soutenir les initiatives internationales allant dans ce sens,
  • à contribuer à l’assistance des victimes, au déminage des zones affectées et aux efforts de prévention.
Signez la pétition !
Anne Hery. Directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles. © G. Durosselle / Handicap International

© G. Durosselle / Handicap International

Nous souhaitons obtenir des acteurs politiques une déclaration commune condamnant l’utilisation des armes explosives en zones peuplées et qu’ils s’engagent à mettre fin à cette pratique inacceptable.

Anne Hery, Directrice du Plaidoyer à Handicap International, rappelle qu’il est urgent de protéger les civils, premières victimes des bombardements en zone peuplée, pratique contraire au droit international humanitaire.
> Lire son interview

Vers une prise de conscience internationale

Pour agir collectivement, Handicap International a cofondé le Réseau international contre les armes explosives (INEW) qui rassemble dix-neuf ONG. Ces organisations appellent conjointement l’ensemble des États à soutenir le projet international d’engagement politique, une déclaration commune, visant à faire cesser les souffrances humaines causées par l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées.

La communauté internationale prend peu à peu conscience du problème. Le Secrétaire Général des Nations unies Ban Ki-moon a fait ces dernières années plusieurs déclarations appelant notamment les Etats à éviter l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) joue un rôle important pour sensibiliser la communauté internationale, évoquant par exemple le sujet lors de débats ouverts du Conseil de sécurité sur la protection des civils en 2010. La coordinatrice des Nations unies pour l’aide humanitaire Valérie Amos, en 2012, a qualifié d’ »odieux » l’usage des armes explosives « dans les zones les plus densément peuplées ».[1]

La déclaration du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) affirmant que l’utilisation des armes explosives à large rayon d’impact devait être « évitée » dans les zones densément peuplées a été approuvée par l’Union européenne. Cette dernière a appelé à ce que la communauté internationale se saisisse de manière systématique de la question.[2]

À ce jour, une cinquantaine de pays se sont déjà officiellement déclarés opposés à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées et ont exprimé leurs inquiétudes par rapport à l’impact humain considérable.

Plus de 30 ans de lutte pour protéger les civils des effets de la guerre

Handicap International a construit sa notoriété sur sa lutte sans relâche contre les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions.
Déployée en 1982 en Thaïlande, la première action de l’ONG consiste à fournir des prothèses aux réfugiés cambodgiens victimes de mines antipersonnel.
Handicap International prolonge ensuite son action en œuvrant au sein de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL) et menant à l’adoption du Traité d’Ottawa. Pour ce combat acharné contre les mines, Handicap International et les autres membres d’ICBL reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix en 1997.
A partir du début des années 2000, Handicap International se mobilise au sein de la Coalition contre les bombes à sous-munitions (CMC) contribuant à l’adoption du Traité d’Oslo en 2008 qui interdit définitivement l’utilisation, la fabrication, le commerce et le stockage des bombes à sous-munitions.
Depuis 2011, Handicap International s’efforce de mobiliser la communauté internationale contre l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, pratique barbare dont les civils sont les premières victimes.

Des actions concrètes pour faire bouger les lignes

Dans ce combat diplomatique contre l’utilisation des armes explosives en zone peuplée, les actions de Handicap International s’articulent autour de 4 axes :

Documenter l’impact des armes explosives sur les civils à partir de données collectées sur les terrains où Handicap International est présente.

Diffuser ces données et interpeller les Etats pour accroître la prise de conscience sur la problématique des bombardements de civils et susciter leur engagement.

> Lire la lettre adressée à François Hollance en amont du débat sur la protection des civils le 10 juin 2016 à l’ONU.

Participer aux grands rendez-vous internationaux en lien avec les bombardements de civils.

Handicap International a par exemple participé à la réunion de la première commission de l’Assemblée générale des Nations unies (désarmement et sécurité internationale) en octobre 2015.

Organiser des évènements afin de sensibiliser le public aux conséquences effroyables de l’usage des armes explosives en zone peuplée.

Chaque année, la Pyramide de chaussures organisée dans plus de 20 villes en France donne rendez-vous contre la barbarie des armes qui
tuent et brisent des vies.

LE MASSACRE DES CIVILS N’EST PAS UNE FATALITÉ

L’obtention du Traité d’Ottawa interdisant les mines (1997) et celui d’Oslo interdisant les bombes à sous munitions (2008), nous rappelle que nous avons le pouvoir de changer les choses !

Vous aussi,
mobilisez-vous !

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Votre voix compte !

Ensemble, agissons pour les victimes des armes explosives en zones peuplées. Non aux bombardements des civils !

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